Dossier : Coaster de légende : Space Mountain de la Terre à la Lune
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Space Moutain de la Terre à la Lune fut une révolution en terme de coasters et un symbole à son ouverture. Pour tous ceux qui n\'ont pas eu la chance de le connaitre sous cet aspect voici une chance de se rattraper.
Space Mountain - De la Terre à la LuneINTRODUCTIONSoyons honnêtes dès le départ, Space Mountain à Disneyland Paris est actuellement dans un état épouvantable. Cela est en grande partie du à la dénaturation de l’attraction originelle, dénaturation plus connue sous le nom de Mission 2. Mais pas seulement : un manque d’entretien (ou de moyens) et une attraction devenue insoutenable pour les amoureux de coasters que nous sommes (merci Vekoma), font qu’à ce jour, Space Mountain n’est plus que l’ombre de lui-même.
Pourtant, en replaçant les choses dans leur contexte, il est impossible de ne pas considérer le mont de l’espace comme un coaster de légende. Souvenez-vous en 1995, tout le monde n’a qu’un seul mot sur la bouche : Space Mountain, la plus grande aventure de la galaxie… Le matraquage publicitaire allié à l’incroyable qualité de l’attraction en font un incontournable. Les imagineers ont accomplis plusieurs prouesses et le combo qui en découle est alléchant : thématisation totale d’un coaster indoor, intégration parfaite dans l’univers de Discoveryland, une story line à faire rêver… Cela appuyé par plusieurs innovations technologiques, dont la principale reste certainement un catapultage incliné à 32°.
Elément majeur de l'attraction, le Columbiad cache un mécanisme sophistiquéLe dossier sera consacré à l’attraction telle qu’elle était à son ouverture, c'est-à -dire, celle avec une storyline. Euh pardon, je m’emporte… Donc je disais, celle avec une VRAIE storyline, celle dont l’inspiration provient du merveilleux roman de ce cher Jules Verne,
De la Terre à la Lune. Toutefois, les références à Mission 2 étant difficiles à éviter, il y aura aux moments opportuns comparaison entre les deux versions.
Les nouvelles couleurs de l'attraction depuis Mission 2, en 2005 LA CONCEPTION D’UNE LEGENDE Comme vous le savez certainement, Disneyland Paris n’est pas le seul resort Disney à proposer à ses visiteurs l’attraction Space Moutain. En effet, chacun des parcs du type « Magic Kingdom » en possède un exemplaire. On en compte 4 autres : un pour chaque resort américain, un à Tokyo Disneyland, et le petit dernier ouvert en 2005, à Hong Kong. Malgré quelques différences, tous se ressemblent et arborent le même revêtement entièrement blanc. Tous ? Pas exactement, puisque la France possède un modèle totalement unique. D’ailleurs, le seul point commun (excepté le nom) est le fait qu’il s’agit de montagnes russes dans le noir.
Cette curiosité n’en est pas réellement une, puisqu’à l’origine notre attraction devait s’appeler Discovery Mountain ! Mais pour de sombres raisons marketing, le nom a été changé au dernier moment afin que l’attraction bénéficie de la notoriété de ses ainés. Voila pourquoi, il est encore possible de voir les initiales DM à certains endroits, au lieu de celles du nom définitif. C’est par exemple le cas sur de nombreuses barrières, mais aussi à la gare, sur les commandes de dispatch, et sur le tableau de bord de la tour.
L'entrée de l'attraction avec l'ancien nomRevenons aux origines de ses grand-frères ; le premier concept de Space Mountain date des années 60, époque où Walt Disney était encore vivant et pouvait participer au projet. A l’instar de notre Discovery Mountain, la première version devait à la base elle aussi faire parti d’un complexe, le SpacePort, qui fut abandonné. Le nom Space Mountain a été retenu en 1966, quelques mois avant la mort de Walt. Le but était d’attirer les visiteurs amateurs de sensations, et le choix d’un coaster indoor avait été fait pour cacher les rails et permettre plus de surprises. Il est à noter que l’idée d’un catapultage avait déjà été émise, mais pour des raisons techniques elle n’avait pas été réalisable. L’attraction fut accessible aux visiteurs dès 1974, au Magic Kingdom de Walt Disney Wold, en Floride.
Voici l'aspect extérieur de la version qui se trouve en FlorideDeux versions légèrement simplifiées ouvrirent ensuite en Californie, puis au Japon. Mais en France, l’attraction phare ne pouvait être livrée identique à celle des autres parcs. En effet, point de Tomorrowland chez nous, remplacé par un indémodable Discoveryland. Ici, le thème n’est pas le futur à proprement parler, mais le futur vu par les grands visionnaires du passé (Jules Verne en tête). Tim Delaney (directeur artistique de Discoveryland) et son équipe ont remédié au problème. Ainsi, à son ouverture, Euro Disney aurait du lui aussi posséder une montagne russe dans le noir : Discovery Mountain. Mais les coûts des travaux de notre parc ayant été plus importants que prévu, la construction de l’E-Ticket fut reportée.
Le projet initial était dans les cartons depuis la fin des années 80, et aurait du être phénoménal. Il aurait regroupé au sein d’un immense dôme aux formes volcaniques des attractions basées sur les plus grands succès de Jules Verne. Pèle mêle s’y trouvaient une montagne russe ayant pour thème
De la Terre à la Lune, une visite du Nautilus, un restaurant dans la cabine du Capitaine Nemo, et une tour de chute libre (ancêtre de la Tower of Terror, son thème probable était
Voyage au Centre de la Terre).
Concept art de ce qu'aurait du être Discovery Mountain à l'origineCe complexe n’ayant jamais abouti pour raison financière, seuls le grand huit et le Nautilus ont été retenus, tels que nous les connaissons. Mais ne boudons pas notre plaisir, le panorama offert est déjà extraordinaire, et l’hommage rendu à Jules Verne réussi.
"Space Mountain réalise le fantasme du visionnaire, puisque des voyages non stop entre la Terre et la Lune, comme il l avait prédit dans son roman, sont devenus possibles.
Concept art des attractions telles que nous les connaissons.
Vous noterez tout de même que la trappe du Columbiad ne devait pas exister à la base, mais que c'est le culot du canon qui était amovible.
Vestiges de Discovery Mountain, ces deux fenêtres de Videopolis devaient faire le lien avec le complexe (voir le concept art approprié) VISITE GUIDEEEn arrivant à Discoveryland, il s’impose à vous. Il n’est pas tout proche, mais il est impossible de ne pas le voir ; une gigantesque structure faisant penser à un volcan sorti de la Terre. Un volcan pas tout à fait ordinaire, puisque métallique et possédant une rampe de lancement. En effet, toutes les 36 secondes, une détonation fracassante résonne jusqu’à vos oreilles : il s’agit du Columbiad, le canon qui envoi les trains vers la Lune.
L'attraction est un symbole visuel de notre parcC’est en s’approchant de lui que le spectacle prend toute sont ampleur. Depuis la file d’attente, l’on est en première loge pour voir défiler les trains, et assister à leur départ dans un bruit étourdissant accompagné de fumée. Ce ballet infernal est continu, la trappe du Columbiad s’ouvre bruyamment, un train se hisse jusqu’au barillet, et se voit catapulté. Ce rythme effréné vous rappelle que sous peu, ce sera à votre tour de décoller…
La suite de la file d’attente se situe dans le dôme. C’est un endroit à l’atmosphère étouffante, un lieu à la fois magique et angoissant. Son nom ? La Voie Stellaire. Passage obligé pour ceux qui font l’attraction, elle est également en accès libre pour les moins téméraires ou les curieux. A noter que depuis Mission 2, ce magnifique lieu de rêve est devenu un bête parc à bétail.
Les cris des voyageurs retentissent, le roulement sourd des trains est audible, et une bande musicale propre à l’attraction est là pour adoucir les mœurs. Pour couronner le tout, un amoncellement d’astéroïdes illuminés s’offre à vos yeux, étonnant spectacle spatial. Le mélange de ces éléments ajouté à l’odeur de métal chaud mettent vos sens en éveil.
Vue depuis la Voie StellaireMais… Mais oui, c’est bien un train que vous venez de voir passer. Qu’il est rapide ! A travers tous ces météores, il est possible de distinguer certains éléments clés du voyage lunaire. On notera ainsi « l’aspirateur » de la Blue Moon Mining Compagny, chargé de faire le ménage dans l’espace. L’on peut observer les trains se faire aspirer à toute allure, après que ceux-ci soient sortis d’une inversion spéciale à l’attraction : le sidewinder loop.
Un train qui se fait aspirer et passe à toute vitesse sous vos yeuxUn peu plus loin se situe la Mother of Meteorites, surnommée ainsi pour sa taille imposante. Sa surface est visible depuis le point d’observation réservé aux visiteurs de l’accès libre. Il est également possible de voir les trains traverser une inversion redoutable et peu répandue : le fer à cheval.
Une face de la MoM visible durant le ride que si l'on regarde au bon endroitSi un vacarme épouvantable se fait entendre, et qu’il est accompagné de flashes éblouissants, pas de panique. Il ne s’agit que de l’Electro de Velocitor, un frein magnétique spécialement conçu pour ralentir les trains qui reviennent sur Terre. Une fois freinés, ils continuent tranquillement vers la gare.

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Photos de l'Electro de VelocitorLes plus observateurs pourront apercevoir les trains sortant de la vrille, illuminés grâce à la présence de lumière noire, mais également le but même du voyage : la Lune.
La voie stellaire laisse ensuite place à une succession de chambres à l’allure anglo-saxonne, qui appartiennent en réalité au Baltimore Gun Club. Dans le salon, il est possible d’observer un plafond étoilé, des croquis de la Lune et du Columbiad, ainsi que des extraits du roman de Jules Verne. C’est également ici, que pour la dernière fois, une vidéo d’avertissement vous rappellera que non, vraiment, Space Mountain n’est pas une attraction pour les cœurs fragiles.
Après le salon, vous arrivez dans la gare, où les trains vers la Lune partent et reviennent continuellement. Il ne reste plus qu’à parcourir la mezzanine qui en fait le tour, avant de rejoindre le quai d’embarquement. Etrangement, autour vous l’ambiance est calme, personne ne parle, mais tout le monde respire fort. Des recharges de poudre à canon sont visibles sur le côté… Oui, cette fois pas de doute, c’est à votre tour !
Elle sera bientôt à vous !Une fois le harnais bien serré, il est maintenant possible d’apprécier le confort de l’un des 5 train-fusée en circulation. Vous noterez la qualité du son embarqué, 6 enceintes permettent en effet de profiter d’une musique composée par Steve Bramson, et ce, tout spécialement pour l’attraction. Musique se payant, qui plus est, le luxe d’être synchronisée avec les événements qui parsèment votre périple. Cet ingénieux système a été utilisé pour la toute première fois sur Casey Jr, soit un an avant Space Mountain.
Les trains sont des petits bijoux de design ! AD LUNA IN FLAMMA GLORIASpace Mountain n’étant pas un coaster à air time, se mettre à l’arrière ne vous apportera pas de sensations supplémentaires. Au contraire, vous serez valdingués dans tous les sens et ne pourrez que peu profiter de ce qui se trouve autours de vous. La première place offre elle un meilleur spectacle, vous permettant de sentir l’air frais de l’espace et d’observer ses nombreux astres célestes. Et en plus, vous prendrez les inversions avec un peu plus de vitesse, ce qui rend le sidewinder loop très intense. Ces conseils valent également pour Mission 2, puisque le layout est inchangé.
Après un long virage, votre train s’engouffre dans le Columbiad, entrainé par l’inertie que lui donne une petite chute. Ce dernier vous semble alors plus énorme que de l’extérieur, son diamètre de 5m vous donne l’impression d’être minuscule ! Et votre petite taille vous fait prendre conscience que la mise à feu risque d’être vraiment puissante. La trappe s’ouvre temporairement à votre gauche, ce qui vous permet d’admirer une dernière fois le parc, pendant que votre train est hissé dans le barillet. La tension monte, les cuivres de la musique résonnent à vos oreilles, de la fumée arrive à vos narines, vous tenez fermement les poignées de votre harnais…
Ca y est, vous vous êtes senti très lourds pendant les deux secondes de catapultage, mais vous vous sentez maintenant tout léger dans l’obscurité. Cela étant, un détail vous trouble l’espace d’un instant : le bruit de la détonation ne vous est jamais parvenu ?! L’explication, Jules Verne lui-même la donne dans son roman : vous êtes propulsés à une vitesse supérieure à celle du son.
Tout semble bien se passer, vous apercevez ça et là quelques météorites et votre voyage est plutôt tranquille… Jusqu’à ce que l’une d’elles passe juste au dessus de vous ! De là , la Blue Moon Mining Machine vous confond avec un astéroïde, et, alors que vous êtes en train de graviter autours d’un gros caillou, elle dévie votre trajectoire par la force de son aspiration : c’est le sidewinder loop. Pas de chance, à cause de cet aspirateur géant, vous foncez droit vers une énorme météorite… Et la collision étant inévitable, c’est avec fracas que vous l’exploserez.
Vous êtes maintenant perdu dans l’espace froid, il n’y a plus rien à voir, votre train tangue dangereusement et vous êtes totalement désorienté. Soudainement, afin d’échapper à une salve de petits météores, vous entamez une vrille, prolongée par un brusque virage. La vitesse diminue ensuite et la musique s’adoucit… Au loin vous l’apercevez, encore en train de dormir.
Rares sont ceux qui peuvent se vanter d'avoir vu la Lune dormirTractés par son champ de gravité, vous la réveillez et elle vous sourit. La Lune ne vous à jamais paru si proche ! Mais hélas, vous apercevez Jules Verne sur votre gauche et vous souvenez que dans son roman Impey et Michel ne firent que la frôler. Et c’est exactement ce qui vous arrive, puisque vous êtes déjà en train de chuter dans le vide.
Le retour est lui aussi très mouvementé puisque sous une gerbe d’étincelles, vous coupez en deux une météorite et entamez un demi tour très serré : le fer à cheval. S’en suit l’entrée dans l’atmosphère terrestre vous en faisant voir de toutes les couleurs, et un freinage accompagné du bruit infernal de l’Electro de Velocitor. Voila, votre périple touche à sa fin, et c’est avec un sourire béat que vous regagnez la gare.
UN PEU DE TECHNIQUELa propulsion depuis le Columbiad a été rendue possible grâce à un système exclusif à l’attraction. C’est en vérité un mécanisme similaire à celui se trouvant sur les portes-avions qui est utilisé, et c’est d’ailleurs Dassault (constructeur aéronautique français) qui l’a fourni. En général, les montagnes russes avec propulsion le sont par un procédé hydraulique ou par LIM (LSM pour les plus récentes), et n’ont pas d’inclinaison. Sur Space Mountain, c’est un câble d’acier qui s’enroule très rapidement autours d’un tambour (il y a deux moteurs) qui permet de hisser le train au sommet. Ce câble a besoin d’être changé tous les 6 mois (puis tous les ans ces dernières années), ce qui nécessite la fermeture de l’attraction (pendant deux demi journées si tout va bien).
Le lift B (celui sur lequel la Lune est visible) utilise des roues de friction. Il n’y a donc pas de chaîne comme c’est le cas sur la plupart des lifts.
Très capricieux, ce mécanisme n'a fonctionné que quelques joursLa musique de Space Mountain a été composée par Steve Bramson, et son enregistrement a été réalisé seulement 10 jours avant son ouverture, par un orchestre symphonique à Hollywood. Ce délai très « short » peut être mis sur le compte de la vitesse de la première partie de l’attraction, qui a du être réduite. En effet, la commission de sécurité trouvait que Space Mountain était un peu trop rapide.
La musique du ride est stockée sur des cartes mémoire qui peuvent contenir… 20 méga octets de données ! C’est bien peu par rapport à ce qui se fait de nos jours, mais à l’époque ce système était révolutionnaire. Il y a 4 pistes sonores qui sont lancées chacune à leur tour, en fonction de la progression du train dans le ride (des capteurs infrarouges permettent de connaître sa position).
La boucle sonore de la file d’attente peut également être entendue dans Discoveryland, tout autour de l’attraction. Elle dure une demi-heure et se compose de musiques de films, comme Krull et Rocketeer, mais aussi de musiques reprenant le thème de l’attraction. Depuis Mission 2, cette boucle a été remplacée par des… Ouais, bref.
6 trains étaient présents pour assurer un débit de 2400 personnes par heure. 5 sur le circuit, et 1 en maintenance. Un double quai permettait un départ toute les 36 secondes, rythme largement au dessus de la moyenne pour des montagnes russes à inversions. Pour que 3 trains puissent circuler en même temps dans le dôme, il y a 7 zones. En cas de plus faible affluence, seuls 4 trains étaient de sortie, et un départ se faisait toutes les 45 secondes. Depuis Mission 2 et son catapultage en bas du Columbiad, seuls 4 trains sont sortis au maximum.
Il existait une configuration assez particulière en cas de manque de staff : 3 trains pour un seul quai. Le départ se faisait également toutes les 36 secondes, mais pour ne pas faire de bouchons à la sortie du dôme, deux trains se retrouvaient en même temps dans le canon. Ainsi, on voyait le train précédent le notre être catapulté.
Stats :
Constructeur : Vekoma
Longueur : 1000 mètres (+ 100m de voie de garage)
Hauteur : 31 mètres (le dôme en atteint 38)
Inversions : sidewinder loop, corkscrew, horseshoe
Vitesse de pointe : +70 Km/h
Durée normale : 2 min 20
Date d’ouverture : 01/06/1995 (inauguration le 18 mai)
CONCLUSIONSpace Mountain dans sa déclinaison française était un monument de réussite, que dis-je, un chef-d’œuvre ! Et encore, je pèse mes mots. Hélas, au grand dam de tous les amoureux de cette merveille, l’argent a pris le dessus sur la raison. Et, alors que la popularité de l’attraction ne faiblissait pas, il a été décidé que Space Mountain était has been. C’est la genèse de Mission 2.
Exit Jules Verne, au revoir lumière noire, « Steve Bramson, ta musique n’est pas branchée d’jeunz », « et si on transformait Space Mountain en boîte de nuit ? »… Bonjour gyrophares ridicules, boules à facettes ringardes, musique techno insoutenable, projections kitch…
Oui, c’est un carnage total dont le seul but était de tromper la clientèle (qui n’a tout de même pas été dupe). La lune a été remplacée par une super nova, effet tellement ridicule qu’une diapositive tournoyante était bien plus intéressante. Et au final, les nouveaux effets sont eux aussi en panne régulièrement.
Space Mountain restera donc à jamais dans nos cœurs, et la seule consolation que l’on peut trouver est l’échec commercial que fut sa réhabilitation/destruction.